Lectures Le maitre des illusions la fin de la solitudeJe vous en parlais dans mes favoris du mois de mai, je vais commencer à vous parler un peu plus de mes lectures dans des articles dédiés afin de pouvoir vous partager un peu plus en détails mon avis. Je sais que la majorité d’entre vous n’est pas là pour ce genre de contenu, néanmoins, la littérature fait partie intégrante de ma personnalité et de mes centres d’intérêt principaux, pas de chance ! De plus, je suis convaincue que cela peut vous inspirer pour vos prochaines lectures ou vous donner envie de lire plus souvent. Au final, tout le monde peut y trouver son bonheur et si, vraiment, ça ne vous intéresse pas, et bien vous pourrez retrouver toutes mes recettes ici et filer en cuisine plutôt qu’à la bibliothèque.

Maintenant que cette petite introduction est faite… passons au coeur du sujet : mes 3 dernières lectures.

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La fin de la solitude Benedict Wells

Résumé : Jules n’a rien en commun avec ses frères et sœurs, Marty et Liz. Rien, à part le tragique accident de voiture qui leur ôte leurs parents, alors que l’aîné de la fratrie n’a pas même douze ans. Après le drame, les orphelins deviennent des étrangers les uns pour les autres. Jules, autrefois si sûr de lui, devient le plus solitaire des trois. Il évolue dans un monde imaginaire avec pour seule amie la mystérieuse Alva. Les années passent. Mais le passé sera toujours là pour les rattraper.

Mon avis : J’ai eu le plaisir de découvrir ce livre grâce à Pinupapple & books qui l’avait fait gagner lors d’un concours sur sa page Instagram. De primes abords, le résumé ne m’avait pas spécialement attiré. L’histoire avait l’air assez mélancolique, le personnage à la limite de la dépression, l’intrigue pas très prenante. Néanmoins, le livre était là, sur mon étagère, qui me regardait en me soufflant “lis-moi”. Autant vous dire que je faisais fausse route. Ce roman m’a complètement happé et il se trouve que c’est devenu une magnifique lecture, poignante et très émotionnelle.

Première chose très agréable : la lecture se fait très facilement. La plume de Benedict Wells est extrêmement fluide. J’ai lu le livre en quelques jours seulement, mais je pense que j’aurai pu le dévorer en une journée. Une autre chose qui a énormément contribué à cette excellente lecture : le découpage de l’histoire. Chaque chapitre représente une période de la vie du personnage central, Jules, chacune de ces périodes elle-même enlacée avec des souvenirs d’enfance. C’est donc un récit de vie touchant et sans artifice que nous propose de découvrir l’auteur. Mais ce qui m’a complètement convaincue, ce sont les questions que soulève cette histoire, avec lesquelles se bat Jules tout au long de sa vie. Est-ce que les choses auraient été différentes si leurs parents n’étaient pas morts ? Que ce serait-il passé s’il avait osé déclarer son amour à Alva ? Est-ce que toute sa vie a été conditionnée par un choix absurde fait à l’adolescence ? Comment aimer sans avoir peur de perdre ? A toutes ces questions aux réponses impossibles, s’ajoutent le mystère des gens qui entourent Jules. Son frère, sa soeur, son (seul) ami et Alva sont perpétuellement présents, mais semblent insaisissables, conservant toujours une part d’ombre. Le message de ce livre est assez clair : nous sommes toujours seuls.

Si ce livre peut sembler teinté de tristesse, il ne l’est pas. Il est enveloppé d’une douce mélancolie, sans chichi. Les sujets abordés sont, certes, assez douloureux, mais toujours illuminés de belles réflexions sur la vie. Je ne suis que très peu souvent émue par mes lectures. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est comme ça. La seule fois où j’ai eu la larme à l’oeil, c’est en lisant Harry Potter (oui, c’est affligeant, je sais, mais Dumbledore qui meurt, c’était trop pour moi). La fin de la solitude m’a profondément remuée, et c’est pour ça que je le recommande. Je ne le mettrai pas entre toutes les mains, et pas à n’importe quel moment non plus, mais je ne peux que vous insister à découvrir ce beau récit de vie.

Ma note : 4,5/5

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Ecoute le chant du vente et Flipper, 1973 – Haruki Murakami

Résumé : Au Japon, dans les années 1970. Un jeune homme use tous les soirs les sièges d’un bar miteux de sa ville natale. Là, il refait le monde autour d’une assiette de frites en compagnie de son meilleur ami, « le Rat ». Ensemble, ils lisent, écoutent de la musique, philosophent, regardent le temps passer, profitent de ces soirées douces et chaudes. Jusqu’au jour où surgit une femme mystérieuse, farouche, attirante, qui n’a que quatre doigts. Plus tard, le jeune homme devient traducteur. Ressassant les souvenirs d’une ex-petite amie qui s’est suicidée, des manifestations étudiantes auxquelles il a assisté, il se perd dans le passé. La nostalgie l’envahit et avec elle, réapparaît le souvenir obsédant d’un vieux flipper qu’il adorait.

Mon avis : Je suis une grande amatrice de Murakami, et ce depuis quelques temps maintenant. Comme beaucoup de personnes, j’ai commencé à lire Murakami avec la trilogie 1Q84. J’avais beaucoup aimé le style très japonais et contemplatif de Murakami. J’ai donc lu par la suite Kafka sur le rivage, La course au mouton sauvage, Danse, danse, danse et enfin la nouvelle Sommeil. Mon frère m’a offert cette année ce “nouveau” livre. En fait, il n’est pas si nouveau que ça, car ce sont les deux premiers écrits de l’auteur. Si vous avez lu La course au mouton sauvage, ce livre en est le commencement. Néanmoins, il ne vous apprendra pas grand chose de plus, c’est donc un tome discret, entre guillemets, qui permet de se mettre doucement dans le monde de l’auteur.

J’ai beaucoup aimé la première partie, Ecoute le chant du vent. On sent que ce sont les débuts de Murakami (phrases courtes, dépourvues de mots et descriptions superflus) néanmoins, son style est bien là, timide, mais présent. Ce qui m’a énormément plu, c’est de retrouver l’essence même des récits de Murakami, à savoir des petites tranches de vie du quotidien, simplement décrites, mais si bien exécutées que l’on arrive à se dire “ah oui, c’est vrai, j’aime ce genre de petits moments”. Prendre le bus, regarder par la fenêtre de son appartement alors que la nuit tombe, boire du café le matin… tout ce genre de petites choses prend avec Murakami une dimension poétique, douce et nostalgique que j’affectionne.

Flipper, 1973 m’a un peu moins emballé, sûrement parce que les chapitres s’alternent entre le narrateur principal et la vie du Rat qui m’a un peu moins intéressée. Ces chapitres auraient pu donner plus d’indications sur ce personnage très mystérieux que l’on retrouve dans La course au mouton sauvage mais, au final, il n’y ajoute qu’un peu plus de brume. Alors qu’Ecoute le chant du vent se concentre surtout sur le quotidien nostalgique, Flipper, 1973 est une quête. Le récit est donc plus rythmé et je crois que c’est exactement ça qui m’a fait moins l’apprécier. En enchaînant les deux récits à la suite, il y a donc une coupure qui peut faire bizarre car on ne retrouve pas tout à fait la même ambiance. J’ai tout de même beaucoup apprécier retrouver Murakami, ce livre n’est pas une obligation pour commencer la trilogie du mouton, mais si vous aimez l’auteur, allez-y !

Ma note : 4/5

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Le maître des illusions – Donna Tartt

Résumé : En décrochant une bourse à l’université de Hampden, dans le Vermont, Richard Papen ne laisse pas grand chose derrière lui : la Californie, qui lui déplaît ; son adolescence, faite de souvenirs incolores ; et ses parents, avec qui il ne s’entend pas. Hampden est une porte de sortie inespérée. Passées quelques semaines, il est bientôt attiré par un professeur atypique, Julian Morrow, esthète capricieux qui enseigne le grec ancien à cinq étudiants apparemment très liés. Contre l’avis de ses professeurs, il tente de s’introduire dans le groupe de ces jeunes gens marginaux sur qui courent les plus folles rumeurs. Il est loin d’imaginer ce que lui coûtera sa curiosité.

Mon avis : Une fois n’est pas coutume, Lemon June m’a fortement influencé pour cette lecture. J’avais acheté ce livre il y a au moins 2 ans, suite à ma très bonne lecture de The Goldfinch (Le chardonneret) de Donna Tartt. Comme de très nombreux autres livres de ma bibliothèque, Le maître des illusions est resté très longtemps à m’attendre. En juin, ce fut donc enfin son tour ! Mystères, secrets et tensions psychologiques, voici ce qui ce qui m’attendait donc avec impatience entre ces pages que j’ai dévorées.

Première chose, le style de Donna Tartt. Avec elle, tout arrive au compte goutte, dans un suspens très envoûtant. Si vous êtes à la recherche d’un thriller haletant, passez votre route ! Même si elle regroupe tous les éléments du thriller, son livre n’en est pas un. Elle prend le temps et décrit avec minutie ces personnages et leur sculpte une personnalité parfaite. Alors que dès les premières pages, il nous est annoncé qu’un membre du groupe d’amis va mourir, il m’a plutôt semblé que la véritable intrigue de cette histoire se focalisait plus sur la psychologie de ces personnages qui intriguent tant le narrateur. Donna Tartt maîtrise au détail près ses personnages et nous mène en bateau du début à la fin.

Ensuite, ce que j’ai beaucoup aimé dans ce récit, c’est comment nous, lecteur, nous oscillons entre fascination et incompréhension, comme Jules, le narrateur. Nous sommes tout aussi attirés et rebutés par ces 5 étudiants élitistes, parfois pompeux car s’exprimant en grec, mais aussi très fragiles et profondément humains. Comme Jules, nous sommes attirés par leur univers, mai, lorsque nous découvrons que tout ça n’est que tissu d’illusions, de manipulations et de mensonges, il est trop tard pour nous et nous ne pouvons plus faire marche arrière. Donna Tartt arrive à nous piéger, comme Jules, et nous nous retrouvons mêler à toute cette histoire sans aucune issue de secours certaine. Encore un excellent livre qui serait parfait pour une adaptation en série selon moi.

Ma note : 4,5/5

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Et vous, qu’avez-vous lu récemment ? N’hésitez pas à me partager vos lectures en commentaires, j’adore découvrir de nouveaux livres et en apprendre plus sur vos goûts littéraires !

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